Trousse à pharmacie anti Bobos – après Femme Actuelle*

A n’emprunter que les routes de campagne type communales à vélo ou à mobylette pour descendre s’isoler dans milieu de la Creuse ou sur le plateau du Larzac, les Bobos sont les grands oubliés de l’été. Mais gare au retour de poncho car dans quelques semaines ce sera la rentrée pour tout le monde…
Comment donc, continuer à garder ses distances avec la faune-de-chanvre urbaine ?

Impossible de les croiser, ils ont passé tout l’été derrière les buissons, lorsque vous marchiez – comme tout le monde – sur les sentiers battus. Car oui, lorsque vient l’été, le Bobo prend le maquis. Et c’est peu dire, il se planque, se claquemure dans un endroit bien désert avec pour seul but de picorer pépère des pommes pleines de vers tout en soignant son empreinte carbone.
Après bientôt 2 mois à vous languir en regardant votre flux Instagram, c’est bientôt à votre tour de partir vous la dorer au soleil.

… On est bien là, hein ?!

Ok. Mais dans quelques semaines ce sera la rentrée. Pour tout le monde. Le grand retour. La « fin des vacances d’été pour tous les français » (je prédis les citations de JP Pernaut maintenant, gaffe !).

Une seule question vous tiraille donc le bidon à cette heure : comment ne pas combler ce vide, comment les éviter encore, toute l’année ? Comment ne pas subir les relents de patchouli ? Comment résister à leur balancer une avoine lorsqu’ils parlent de la misère du monde en clapotant sur leur Mac ? Ou encore, comment ne plus vous laisser tenter par un thé vert authentique qui à couté 3000 paires de pompes Nike à la planète ?

Quelques conseils pour tenir le siège…

Travailler votre « fibre naturelle ».
Le premier signal faible, ce sont les espadrilles portées en dehors de la plage. Je précise signal faible car il est inexploitable indépendamment d’autres signaux. Les vêtements en fibres naturelles sont de vrais bon signaux en général. Mais cela nécessite une bonne préparation.

Comment bien reconnaître un vêtement en fibre naturelle ? C’est assez simple. Pour commencer, il existe trois fibres naturelles vraiment en vogue et qui se distinguent du coton : le chanvre, le bambou et la toile de jute.

- Le chanvre : il peut servir à faire plein de trucs, dont des fringues. En général la fibre est assez grossière et rugueuse au toucher. D’aspect verdâtre elle pourra être teinte de couleurs (trop souvent) criardes : orange, rouge de chine, bleu… Les qualités textiles du chanvre sont surtout reconnues pour les cordages. C’est Colbert, en France, qui s’est soucié le premier de ce coefficient diamètre/charge de rupture. On lui doit une corderie royale capable de confectionner des cordages de plus de 20cm de diamètre et d’une encablure de long. Merci JB !

- Le bambou : là aussi comme le chanvre, les usages sont multiples. On reconnaitra particulièrement le rôle du bambou dans la construction : échafaudages, renforts, etc. impossibles avec le chanvre. Côté textile, le bambou est souvent bien plus agréable que le chanvre, plus doux, plus soyeux. Ca peut être franchement pas mal quand c’est bien fait mais c’est rare.

A la différence du Chanvre, on ne pourra toutefois pas se fumer la manche un jour de grande dèche !

- La toile de jute : recommandée dans la conception de sacs ou de filets qui seront parfaits pour aller faire les courses, ranger les patates, sortir des gravats, etc. Attention, ça gratte plus que la laine ! La jute est aussi le textile bio le plus précaire car elle bénéficie depuis 2002 d’un comité de soutien international, le « Groupe d’étude international du jute » chargé de la promo du bordel. Ca claque tout de même un brin.

On sera donc vigilant sur 5 aspects : la douceur, la grosseur de la maille, la résistance et la teinte.

Distinguer le patchouli de l’odeur de marijuana (c’est parfois lié mais pas systématiquement).
Je m’en remet à la définition de Wikipédia : « le patchouli possède une odeur puissante, à la fois boisée, terreuse et sèche avec des accents fumés, camphrés, liquoreux et même moisis. » Edifiant.

Eviter certains sujets ou les utiliser pour recouper l’info.
- Le port du bébé : On le sait, on dispose aujourd’hui de tout un tas d’accessoires qui servent aussi de signes extérieurs de richesse à tout parent urbain. On pourra donc dès son plus jeune âge, acheter un coupé-cabriolet-4×4 avec double frein à disque en fonte à notre progéniture pour se la péter (et se péter le dos) dans le métro. A cela, le bobo rétorque fièrement un NON vindicatif et se pare de sa plus belle étole en fibre naturelle pour porter son bébé à l’africaine, savamment attaché dans le dos. L’équivalent capillaire du rasta blanc…

- le recyclage des déchets : si vous êtes dans un dîner urbain et que l’on commence à vous parler lombrics et compost, vous êtes surement en présence d’un spécimen de bobo fraîchement touché par le besoin de produire lui même sa matière à géraniums. Sachez apprécier la conversation, profitez du phrasé de votre interlocuteur pour entrer en méditation comique et vous ressourcer !

Côté beauté, soin du corps, etc.
- Les poils. Le bobo est en général assez… touffu. Cela se distingue un peu plus chez la femme que chez l’homme grâce aux étalons façonnés par des génération de rédac chef de mag féminins et de pubars (merci les gars ! ;)). C’est centré niveau aisselles et ça peut surprendre. Je ne suis pas un tyran des poils, je constate, c’est tout.

- le déodorant : savez vous par exemple, que le Bobo se colle de la pierre d’Alun sous les aisselles. Parce que c’est naturel, que ça ne colle pas les poils et que ça ne contient pas d’aluminium, comme tous vos déodorants de sur-consommateurs. Sauf qu’en fait, c’est du sulfate d’aluminium et de potassium. Ca reste naturel quoi.

Enfin, rassurez vous pour eux, ils font un peu (beaucoup ?) semblant, aucun d’eux n’a de toilettes sèches dans son appartement parisien ni dans sa maison de vacances en Normandie. Leurs fringues naturelles coûtent deux fois le prix des vôtres, sont fabriquées au Népal par des enfants et ne sont portées que le week-end, pendant les vacances et pour faire chier dans les dîners. Enfin tout ce qui compte dans leur vie c’est bien qu’Enzo et Cléa aient une belle éducation républicaine mais pas trop mixée et loin des ZEP tout de même, hein.

Concrètement, je dirais que le Bobo est non contractuel.
Bisous ;)

*Titre crassement piqué dans un numéro de Femme Actuelle de juin 2013.

 

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Nos plus belles tenues de rupture, 10 conseils pour s’en tirer.

Régulièrement désemparés face à l’accoutrement de nos congénères, il n’est pas dans nos habitudes de leur trouver des excuses. Néanmoins, force est de constater que certaines circonstances pourront à l’avenir nous amener à reconsidérer un peu la question et d’avoir – une fois n’est pas coutume – un regard compatissant envers notre prochain.
La rupture amoureuse* en fait partie.
* Cela ne s’applique en aucun cas aux décès d’animaux de compagnie.

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En cas de rupture on le sait, l’individu passe par plusieurs phases. Plusieurs états qui sont autant d’étapes d’un processus qui verra émerger un homme nouveau. C’est parfois long, souvent difficile pour nos yeux sensibles, rien ne sera excusé mais attachons-nous à comprendre : décryptage.

La disparition de l’autre, le choc du manque.
Ce qui nous manque à tous après une rupture, c’est l’autre. Cet être qui nous enserre de ses bras, nous fait rire, celui/celle que l’on emmène dans nos pensées chaque jour, qui nous écoute et que l’on écoute (parfois seulement pour les connards qui lisent ces lignes…) et qui avant tout génère de la chaleur. C’est le premier truc difficile à gérer. Non, pas les discussions à 4h du mat « j’ai besoin de parler ». Non : la chaleur ! Dans ce genre de situation, le congénère traversera toujours une première phase « Peignoir-Caleçon-Chaussettes ». Le chauffage est à 25, accompagné de cernes des plus travaillées et d’un profond désespoir. On grelotte devant la téloche en buvant du Coca zéro (designed for men). On arpente son intérieur à demi-nu, frissonnant et suçotant un morceau de tissu-éponge, en état de choc.

Du peignoir à l’âge adulte.
Premier écueil à éviter dans ces circonstances : la glace. Elle est réservée à la gent féminine qui de son côté de la rupture compense en faisant le plein de calories. On garde son sang-froid et on reste sur les édulcorants The Coca Cola Company.
Ensuite, sortir au plus vite du vieux peignoir d’ado. Vous êtes un homme en âge de réagir et de ne pas vivre une rupture de plus dans ce peignoir défraichi qui sent la fin. Foncez vous racheter du homewear d’urgence. Et si d’aventure l’envie de tissus-éponges est trop forte, suçotez une peluche (plus loin Kiki, il fallait la nommer), c’est plus propre, ça a un petit côté régressif qu’on apprécie. Bonus, ça vous mettra en situation de chialer un bon coup – essayez ça fait du bien – et ça aura le mérite de donner l’alerte à vos potes les moins sensibles : « La vache tu as vu Kevin* ces derniers temps ? Je suis passé chez lui hier il s’est acheté un peignoir en soie et une peluche en éponge qu’il suçote en pleurant, j’crois qu’il vit super mal la rupture avec Kelly*. Faut qu’on fasse un truc, faut qu’on soit là mec ».
*les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des loulous.

La colère : meilleure amie de la solitude.
Après le choc, passablement réchauffé, on fait comme si de rien n’était et bien qu’un peu à côté de nos pompes, tout paraît normal, les insomnies et la « flemme de l’anti-cernes » en moins. On se maintient et celles et ceux qui nous entourent pourraient simplement croire à des soirées pizzas passées à bosser au bureau sur un nouveau projet. Il n’en est rien, vous passerez la nuit à serrer très fort Kiki dans vos bras, en colère, en criant « POURQUOIIII ?! » à qui veut bien l’entendre. Parlant de ça, vos voisins, exténués par des nuits entières à éponger vos sanglots ont chaussé leurs bouchons d’oreilles et élus domicile dans leur salon.
Vous êtes définitivement seul, cette fois c’est bien fini.

Ré-attribution budgétaire, profiter des coupes.
Économisez sur les restos à deux que vous ne faites plus et sur les verres que vous avez du mal à aller boire avec les potes et allez faire un tour à la FNAC (non mec, Virgin c’est fini aussi, arrête de te faire du mal). Achetez, selon vos moyens quelques coffrets de séries (2 minimum, nous y reviendrons). Il vous faut : de l’intrigue, du comique et du long. Préférez les séries avec au moins 3 saisons terminées et 12 épisodes par saisons. Prenez également une x-logie de films d’action genre Die hard, Rambo, Rocky, Jason Bourne, vous pouvez aussi vous passer de la culture mais évitez les efforts trop intenses, pensez à vous ménager. Et ne vous laissez pas aller à la comédie romantique, vous êtes bien placé pour savoir que ça n’existe pas. Arrêtez de vous mentir un peu ça vous fera du bien et ça permettra de faire sécher Kiki car vous en aurez rapidement besoin.

Soubresauts
On se reprend, on se relâche. On se repr… NON, N’ENVOIE PAS CE TEXTO MEC ! Plus jamais, ne plus lui envoyer de textos. Ne pas essayer de l’appeler. On reste calme. Le petit truc dans ce cas c’est de résister très fort et d’envoyer les SMS à votre meilleure amie. Ça vous soulagera et n’aura absolument aucun impact (à partir du moment où cette dernière est prévenue). C’est quand même typiquement la phase ou vous vous pointerez au bureau en charentaise… Pas de panique, c’est normal, vous replongez doucement dans l’horreur.

Femmes des villes et hommes du monde.
Comme une nana des villes sort toujours avec une paire de ballerines de spare dans son sac à main les « jours à talons », en homme du monde, tu garderas une paire de pompes potables et universelles au chaud dans le tiroir de ton bureau « en cas de rupture ».

Kiki !
Il va sans dire que la précédente phase doit impérativement se terminer par le jeté de charentaises dans une benne à ordures, un beau matin de printemps. D’un geste gracieux et détendu, comme un pas de danse. D’ailleurs il s’effectuera en musique le plus souvent. Se reconstruire ça veut avant tout dire partir sur de bonnes bases, ne l’oublions pas.
Après maints rebondissements, ça y est, vous le sentez… Vous êtes au plus bas, au plus profond de la dépression. Anémique, apathique, a-àpeuprèstout et plus agnostique que jamais, il ne se passera strictement rien dans cette phase si vous ne vous y êtes pas préparé en véritable soldat de la lose. C’est à ce moment précis que vous me vous remercierez d’avoir un jour pensé à acheter un deuxième coffret à la FNAC et un nounours en éponge. Il atteint ici le statut de meilleur ami pour la vie.

Reload
Boooon, on y est.
Restez vigilants, cette phase est à bien encadrer.
Mettez sous clefs tous vos déguisements et vos fringues de couleurs trop criardes. Ne gardez que des trucs casual ou middle qui s’assortissent sans trop réfléchir. Du bleu marine, du blanc, du marron, du jean, des tees un peu sympas, une paire de chaussures noires et une paire de sneakers potables. Si vous devez aller bosser en costard, idem, on conserve le bleu et le noir et seulement les chemises blanches pour être sûr de ne pas commettre d’impair. Soyez fort, on vous demandera sûrement si vous allez à un enterrement. Dans ce cas, oubliez Kiki, n’y pensez surtout pas ! Respirez un bon coup et esquivez :  » Non, je ne porte jamais de noir pour les enterrements c’est trop solennel, je pars du principe que je respecte les gens que j’enterre en restant moi-même. » Ouf. Si vous êtes proche du collègue et surtout si c’est Une Collègue, dites simplement : « Ouais, on peut dire ça, j’enterre ma relation avec Kelly j’aime bien les symboles ! » Re-ouf.
Planquez tout le reste car oui, la dépression s’accompagne de phases euphoriques durant lesquelles vous risqueriez de vous tourner en ridicule et de vous sentir très très mal. Soyons francs, vous n’avez pas besoin de ça.

Dernier virage
Oooookay ! Ça va mieux ?
Si mes calculs sont bons, vous venez de recevoir votre salaire. C’est une aubaine voyez-vous, car il va vous falloir un peu de de neuf. Beaucoup même pour vous remettre de ces dernières semaines et être à nouveau présentable.
Comprenez bien la problématique. Le shopping post-rupture doit impérativement faire plaisir, c’est le dernier exutoire. L’objectif est double : décompresser d’un bon budget « achat compulsif » et trouver les perles qui vous permettront de vous démarquer de la concurrence. Eh oui, ça y est, vous êtes encore fébrile mais la prochaine étape sera de vous remettre en tête de gondole du rayon gourmet et targetter de nouveaux partenaires.

Tapis.
Vous le sentez ? Vous commencez à vous refaire, passez chez le coiffeur et chez le barbier, ça vous redonnera un peu de confiance en vous, même si vous n’avez pas l’habitude de porter des moufles. En session shopping – que vous pourrez étaler sur plusieurs semaines, rien ne presse – vous vous divertirez d’un pantalon ou deux, quelques tees sympas et pas trop cher, d’une jolie paire de chaussures et d’un truc qui réchauffe le cœur et la CB comme… Un manteau ou un sac ! Ou si comme plus haut vous êtes un obligé du costume, un bon costard bien cher.

Voilà, vous êtes parés pour sortir à nouveau. Informez votre réseau que vous êtes back car maintenant vous allez avoir envie de rencontrer du monde, de bouger votre boule et de boire des coups.

Mises en gardes à l’attention des amis proches de Kevin.
Suggestion de présentation ne saurait être tenu pour responsable du manque d’hygiène buccale ou plus générale des congénères. Nous pratiquons sur ce blog un coaching lifestyle, en conséquence nous déclinons toute responsabilité sur l’ensemble des autres domaines accompagnants généralement la rupture amoureuse.
Merci de votre compréhension.


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Industrie du sport, la machine outil teutonne a de beaux jours devant elle : introduction.

Vous êtes déjà entrés dans une salle de sport ? Je ne parle pas d’un gymnase, mais bien de ces usines à muscles qui font couler de l’encre et de la sueur.

renforcement-musculaire

Moi non, enfin si, maintenant oui, mais pas avant la semaine dernière. Habituellement je suis plutôt de ceux que l’on voit courir entre les putes le matin ou le soir au Bois de Boulogne. C’est comme ça, j’aime qu’il se passe des trucs autour de moi, comme cette fois où une pute était avec un mec en train de… Non, je vous raconterai une prochaine fois. A plusieurs, le Bois de Boulogne c’est aussi un bon coin pour faire un « Quiz Capotes » avec un de vos pote pendant l’effort. S’agit de regarder par terre et de deviner du plus loin possible la marque de l’emballage que l’on voit sur le chemin ou dans les fourrés. Ça occupe et ça permet de travailler son souffle ! Et n’allez pas croire qu’il n’y a que du Durex et du Manix, allez-y, vous verrez.

Assez bavardé, en salle.

Première foulée.
Tiens ça ne sent pas la sueur, enfin ça va jambonjambonjambon… Il y a la queue à l’accueil, ce qu’on dit est donc vrai, ces mecs sont vraiment en train de truster le sport urbain jambonjambonjambon… Comment ça se passe… ? Alors, ah ok, comme le métro  jambonjambonjambon carte, jambonjambonjambon, tourniquet et en avant ! Ok. Bon, soit, j’ai choisi d’être là, allons jusqu’au bout Jambonjambonjambonjambonjambon… C’est le bruit des machines elliptiques et autres tapis qui tournent ça, un appel à la bouffe, la vie est mal faite.

Bon, c’est clean, les encadrants sont coolos. Niveau sape on y est pas du tout mais… jambonjambonjambon personne n’est là pour ça. Casiers en libre service, à ma droite l’espace échauffement/récupération, jambonjam… Un peu plus loin sur la gauche les elliptiques, jambonjambonjambonjambon et juste derrière les tapis de course. TF1 en boucle, il est 20h, jambonjambonjambon.

Vestiaire homme : en plongée.
Aaaah, voilà, là ça sent bien la sueur et le gel douche à pas cher. L’odeur du sport. Un homme me passe à côté, trempé, nu comme un ver, met 1€ dans un distributeur, appuie sur un bouton, repart aussi sec. La douche est à la pièce, ok.

Ici c’est la boite de Pandore à deux pas du bureau, ça vous rappelle à la fois les vestiaires du lycée, une consigne, les douches d’une piscine, un lavomatique, un RER à l’heure de pointe. Ça cristallise dès le premier regard (Jeanne et Serge, coup de foudre) tous vos meilleurs souvenirs. Le moment est intense mais on mettra un point d’honneur à n’en faire qu’un court instant, à chaque fois !
Bon, se changer, trouver un casier. Voilà, hop, en route.

Le coin des taulards

taulardHiiiich hiiiiich hiiiiiiiiiiiiich Sorti de l’antre de Pandore, l’atmosphère change un peu. Je croise un GO, lui demande où se trouve là salle où mon cours de renforcement musculaire m’attend. Serein, je suis en route. Hiiiich hiiiiich hiiiiiiiiiiiiich, calme hiiiiiiiaaaaaach hiiiiiiiich hiiiiiiich. Je lève un peu la tête et continue ma découverte : espace mu-hiiiiich hiiiiaaaaaaaaaaaaaaach. Musculation, on ne se marre plus, les corps sont tendus, les visages crispés, ça sent la fonte, la prot’ et le whisky coca. Portables dans les poches, des groupes d’hommes se crispent sur des machines de torture. La tension est palpable : ici on Soulève. Hiiiich là bas on discute, on sourit à l’arrivée du petit dernier qui tire péniblement sur ses barres. hiiiiaaaaaaaaaaaaaaach On toise seul ou en bande, on s’interpelle, on s’entraide on se jauge, on s’évalue… L’ambiance est à la balade, un peu comme dans ces films/séries où les ritals affrontent les latinos sur de la terre battue ou du bitume vous voyez le truc ? Bon, en vrai on va tous « à la salle » pour faire du renforcement musculaire hein, pendant que d’autres vont compter les capotes dans le Bois de Boulogne.

Chacun son ghetto. Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii-chiiiiaaaaaah’

Inscription en poche, il se peut que je revienne assez régulièrement sur le sujet.

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Ça brille dans le noir et ça pique plus qu’un sapin. C’est, c’est… ?!

Je n’irai pas plus loin dans la référence à la période des fêtes, c’est terminé, tout le monde est remis psychiquement, physiquement, les débordements publics n’entachent plus votre street’cred. On est bons !

D’aussi loin que l’on se souvienne, les strass et les paillettes… Non, en fait on ne se souvient pas du tout d’où nous viennent ces aromates à fringues. Une réminiscence des 80s ? Un arrivage massif de sape depuis les bar à putes US ? Un délire de créateur chinois ? Non, pas la moindre idée.

Tempête de cerveau
On sait que Karl Lagerfeld cultive depuis quelques années une passion pour la défense de la visibilité sur les routes de campagne. Imaginons maintenant ensemble que cette passion ait commencé alors qu’il était jeune adulte…

Oh mon Dieu ! Alors ça viendrait de là ?!

Mais non, rassurez-vous, ce n’est pas lui. Personnellement je salue la « Campagne au Gilet Jaune », mais ça ne veut pas non plus dire qu’on va tout garder chez Karlito ; exemple hors champ :

chanel-mariee

© DR Chanel La mariée Chanel by Karl Lagerfeld

Chez Gaultier on travaille la rayure et le Mâle, Marc Jacobs est hypercentré sur la fringue éponyme et le monogramme. Rien à voir avec notre sujet… Clairement on n’a jamais vu de tailleur à paillette sur une femme – même Boy George n’est pas allé jusque là. Pas de tailleur, ce n’est définitivement pas Saint-Laurent.

Aucune Grande Maison du domaine ne pourrait être tenue pour responsable de tant de reflets. Elles l’exploitent tout de même mais ça passe, le plus souvent, un peu comme la Rolex… Évitons de trop y penser !

Stupeurs et ornements ?
La stupeur, c’est l’état dans lequel on se trouve lorsque subitement dans la rue, un congénère se pointe devant nous vêtu de la sorte, pailleté entre mille. Cette sensation, nous la devons un joaillier strasbourgeois, Georges Frédéric Strass qui l’a mit à la mode en l’an de grâce 1746. En Alsacien, on lui dirait folonthier : Ayo ! Mherci-hein Freidrich ! C’est chantant, n’est-ce pas ?

Passons sur le patois, vous remarquez comme la mode était alléchante à l’approche de la Révolution ? On en parlait plus tôt avec les Sans Culottes, souvenez vous.
Pour ce qui est des paillettes même Internet est muet, comme récusant implicitement leur existence. On y apprend tout au plus qu’elles sont utilisées dans la mode ; la boucle est bouclée.

Devant l’absence d’information, je suis dans l’obligation d’élargir le spectre, bien malgré moi parce que vous allez voir, ce qui suit est tout à fait délicieux.

Champ des possibles
Ornements, brillance, un soupçon de bling²… Ce ne sont pas des diamants mais… mais ?

Des clous ! Eh oui, clous, agrafes, sequins et autres attaches parisiennes, les Grandes Enseignes ne se lassent plus de les semer sur leurs fringues.
Que faire dans ce contexte, alors que nos belles peuvent se la donner fièrement des pieds aux tops ?

Orientation
Si vous aimez quelque peu briller en société, parez vous de vos plus beaux atours. Jouez les accessoires mais stoppez moi rapidos cet engouement pour les brillances. Sauf, une fois de plus, si vous êtes rockeur des 90′s ou gothique, ça fait toujours son effet et j’ai lu je ne sais plus trop où qu’on mesurait le charisme d’un rockeur des ruelles au nombre de clous qu’il portait sur son cuir… !

A quoi ca sert ?
La question reste entière. Cela peut être mignon et faire princesse chez nos amantes mais de notre côté du plumard, on arrête de rêver s’il vous plaît. D’autant que le problème est bien réel, certains de nos bros’ se prennent pour des boules à facettes.

Très cher, voilà ce qui t’attend.

tee-clous-celio

On aime particulièrement le « TM » oublié par le DA symbolisé par 3 punaises… Superbe !

Ce doit être avant tout pour être vu ou alors c’est une forme de pathologie hyper rare dans laquelle le sujet se prend pour un objet… ? D’autant plus rare et classe qu’elle touche les objets des 70′s et que l’on s’attache à briller ?

Malgré quelques étincelles, je ne vois toujours pas.

Rehab
S’il est trop tard, rien de simple pour s’en défaire. Votre imaginaire s’y est fait. Ici c’est un peu comme si votre cerveau embrumé par les vapeurs d’alcool de la veille essayait de croire de nouveau au Père Noël (oops !). Impossible ? Oui.

La solution réside dans le Gilet Jaune. Pas de fixation ici mais, plutôt que de le laisser attaché au siège passager, allez-y, passez-le. Sortez de chez vous ainsi fluorescents. (Pas tous en même temps, MERCI !) Et point d’excuse foireuse ou de contenance en enfourchant votre deux roues, parait qu’on va peut-être y échapper !
Ce sera moche, vous vous sentirez mal à l’aise, d’aucuns se foutront de votre gueule, vous vous détesterez, mais ça aura au moins l’avantage de vous vacciner contre les paillettes et tout ce qui brille inutilement. Un peu comme les NTB vous étouffent avant de vous faire passer le goût de la clope.

Circulez !

Bonus : Boy George en gilet orange ?
Voilà :

boy-george-gilet

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Le sweat « french fries », faut-il vraiment y aller ?

A l’heure où, j’en suis conscient, serait attendu un récap de l’année 2012 ou un « 2013 en 13 styles », je prends le parti de vous frustrer et enchaîne directement sur ce qui est en train de nous arriver, là, depuis quelques mois.

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Oui, ceci est un sweat shirt !

A peine avons-nous eu le temps de nous présenter, alors même que les articles de fonds sur « quelles foutues pompes caler avec un putain de pantalon en laine » ne sont pas encore publiés, on enchaîne direct sur la prospective. Ouais, prospective, carrément, je prends un mot « Bi-tou-Bi » pour dédramatiser la situation et vous parler de ça :

Frite-plus-sweat-egal

Alors que nos nanas nous rapportent toujours plus de mags remplis de régimes et de mannequins gaulées comme des meufs de 12 ans anorexiques (ok les gars, elles ont 12 ans et sont accros aux coupe-faims !). Alors que les chaînes de lingerie semi-fine nous balancent de l’ado prépubère photoshopée  « Undress [me and theoretically you’ll gonna fuck me] like a princess », l’industrie du sweat envoie du gras. Ça balance de la frite, du burger, des bonbons en tout genre et de la galaxie intersidérale.

On en est là, 2013, les antagonismes sont à leur paroxysme. Le prêt-à-porter devient du fast clothing, l’encre des imprimantes numériques bave le long de nos manches telle la graisse d’un Big Mac le long de nos doigts velus.

Mais pourquoi Diable ?
C’est très simple, nous avons fait du chemin depuis Gutenberg, fraîchement – à l’échelle de l’humanité et de l’âge de ce cher Johannes  (né vers 1400 tout de même) – passés de l’imprimerie à l’imprimante, nous sommes aujourd’hui en mesure d’imprimer tout et n’importe quoi sur presque tout et n’importe quoi ! D’autant qu’en parallèle, on est passé de l’héliographie de Nicéphore à la photographie numérique de salon, voire de poche… Entre temps, y’a aussi eu le téléphone, ABBA, la télé, Jean-Michel Jarre, Téléphone, Internet, les chatons, le porno, les frites, one man one jar, encore les chatons et les fast foods.

Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout est possible. Et ça donne des mecs comme nous qui n’ont plus rien d’autre à foutre que de savoir comment ils vont se saper ; écrivent des blogs, mettent de la crème anticernes, prennent des photos de leurs repas avec leurs téléphones, matent du Pr0n et des chatons, montent des boîtes et pensent à peu près comme ça :
« Hey les mecs, pour la nouvelle collection de sweats 2013 là, j’ai eu une idée hier en prenant en photo ma grande frite. On va imprimer des gros plans de bouffe dessus genre plein format, pas les transferts dégueulasses au fer à repasser des 90′s, non, non, pleine balle. On va commencer avec une photo de frites au four, ça va dépoutrer une mule ! »

Et voilà. Vous voyez, quand on prend un peu de recul et qu’on explique les choses, on comprend pourquoi, donc, le sweat « french fries ». Et si vous vous creusez un peu, vous verrez qu’à peu près toute l’Histoire amène au « sweat frites »*.

Ouais mais alors, on fait quoi ?
Alors là les mecs, pour le coup, la règle est fébrile comme une veille de grippe intestinale ; il faut le sentir avant tout.
Pour le reste, ce qu’il vous faut :

  1. Être à l’aise avec votre corps, votre démarche, vous aimer un minimum quoi.
  2. Ne pas avoir peur du second degré car vous devez ABSOLUMENT le prendre de cette manière, si vous l’osez.
  3. Avoir un peu de thunes : compter environ 50€ pour un sweat blague, faut se le permettre.
  4. Avoir une base de style qui colle :
  • Soit en lien direct : vous portez du fluo et du multicolore depuis 1000 ans déjà (qu’est-ce que vous foutez-là ? DEHORS !).
  • Ou qui le permet : vous n’êtes pas du genre sapé Full-Grandes-Enseignes : c’est bon.

Eh oui, la cohérence a de l’importance, car en matière de style, comme en aventures sexuelles, le secret réside dans le bon dosage d’audace et de surprise, tout en veillant à ne pas choquer ses partenaires : ici les gens qui vous voient. Ne négligez donc pas les préliminaires !

Si vous n’êtes pas dans une journée « frite », vous pourrez toujours faire öner aux animaux plein formats ou aux galaxies intersidérales (la même que sur les collants qu’on voit dans Public et sur le bureau de votre MacBook, oué).

Salade, tomate, oignons ?!

Billions years ago, before Internet, before Mc Donalds, before smartphones and Jesus, man was frozen and hungry… » Vous voyez !

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Tragédie des poches dans la mode masculine

Je l’affirme, les poches sont la tragédie de la mode masculine. Peut être autant que les dessins « tunning-façon » sur fond de spyrales et de volutes dénués de sens.

poche sur tshirt

Expérience
Rappelons le, la poche à avant tout une vocation utilitaire, elle sert à y mettre des choses dedans. Pour vous en assurer, faites une expérience simple : emmenez votre nana dans une soirée cocktail (avec robe et escarpins), faites bien attention a ce qu’elle laisse son sac à main au vestiaire avec son manteau de fourrure, et profitez… « Chérie ? Tu peux prendre mon portable, j’attends un coup de file suuuuper important de Cindy à qui il vient d’arriver un truc… » Je vous passe tous les échanges qui suivent immanquablement et le sentiment d’emprisonnement que l’on ressent à ce moments là. « Dis mon loup, tu peux me passer une cigarette, mon paquet est dans mon sac… » « Bébé, tu as de la monnaie pour tipser ? » Tout le problème réside ici en l’absence de poches dans la toilette de votre dame. Un calvaire qui peut rapidement tourner au ridicule lorsque vous vous retrouverez avec un tampax dans la poche… Eh oui, ça arrive !
Mais cette expérience a un intérêt de la plus haute importance. Elle démontre, par l’absurde je vous l’accorde, le réel intérêt des poches : contenir des trucs. Elle me permet également de noter une erreur fatale de votre nana et par la même de vous donner un conseil. Messieurs, coachez votre compagne. Quand on sort et j’entends ici sortir pour de vrai, évidemment – il n’y a pas de code pour aller se pinter le nez le vendredi soir. Non, quand on sort et que l’on est Femme de ce monde, on se pare d’une pochette ou d’un petit sac-tout-mimi pour y mettre son nécessaire dedans : clopes, portable, ticket de métro, clefs et tampons. Jeunes damoiseaux voulant goûter aux plaisirs des cocktails mondains, on compte sur vous !

De l’utile au désagréable.
Revenons maintenant au sujet de cet article : la poche utilitaire donc, pour autant, depuis plusieurs années les Grandes Enseignes n’ont pas hésité à s’emparer de la poche de façon assez peu catholique voire complètement déviante.

Nous avons régulièrement droit au Tee shirt à poche !? Sur le devant, sur le cœur même, façon chemise mais avec beaucoup moins de classe. Occasionnellement, la poche s’invite en miniature sur la manche du tee… !

On la retrouve aussi perdue sur le devant de certaines vestes, en plus des deux poches réglementaires. Souvent zippées elles ne sont d’aucune utilité et rendent non portables de bien jolies vestes devant lesquelles nous aurions volontiers et fait tournoyer nos strings léopards. Eh bien non.

Symétrie diachronique.
Un autre problème vient bien souvent de la symétrie. Par exemple sur les chemises. Une chemise sans poche est un beau vêtement. Avec une poche, cela la rend un peu plus utilitaire, moins classe, plus quotidienne. Mais ça passe sans problème. Là encore il n’est pas rare de dégoter dans certains rayons (et certaine penderies, ne vous cachez pas !) des chemises à double poche. Je vous fait ici part de mon incompréhension la plus totale. À moins d’être Cheyenne et de squatter les vestes en jeans des bikers US, je ne vois vraiment pas ce qu’on peut foutre de deux poches sur une putain de chemise ? C’est bon pour les fumeurs de Lucky Strike ! En tout cas, n’avouez jamais que c’est la votre. Dites tout au plus que vous l’avez chinée aux puces ou dans une friperie tendance, vous n’avez pas d’autre choix !

J’en ai même vu sur des caleçons… On touche du doigt la tragédie. Qui ô grand qui, peut décemment se parer d’une telle horreur ? Maçons du cœurs, tacherons de la baise, plombiers de ces dames… À moins d’être gigolo sur le retour et de devoir se trimbaler en permanence avec une boite de pilules bleues, même dans l’almost plus simple appareil, je ne vois vraiment pas de quoi l’on parle.

Merci de votre compréhension.

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Winter is coming : L’étude sur les porteurs de moufles enfin révélée.

La moufle, la moufle, la moufle… Ou plutôt devrais-je dire les moufles parce que dans notre réalité, elles font parties des Paires et se vendent donc toujours par deux. Amis manchots et unijambistes, restez avec nous, on vous aime.

moufle

L’hiver se pointant plus vite encore que dans la série de l’année mettant en jeu un trône en métal, la moufle sort de nos greniers ou caves pour plus grand malheur des gens de notre trempe. Le problème de la moufle est avéré, il est profond : on ne peut rien faire avec. On ne peut pas conduire, ni voiture, ni moto, ni vélo. On ne peut pas lire ni écrire, on est en général bien emmerdés par la soulève de cartons ou d’autres trucs (ce qui est une aberration puisque la moufle est un outil de levage… sisi), on ne peut quasiment rien prendre en main, on ne peut pas tirer au pistolet, encore moins au fusil, on peut à peine décocher une flèche et se risquer à utiliser une arme blanche est proprement suicidaire. Concrètement on ne peut même pas fumer avec…

Défaut de confiance
Le principal problème de la moufle réside dans le profond manque de confiance en soi de leurs porteurs. Cherchez dans votre mémoire ce souvenir grisant : dans la rue, vous croisez quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps. Vous vous réjouissez de cette rencontre impromptue et vous empressez de tendre votre main pour empoigner fermement la sienne quand tout à coup il se hâte gauchement pour enlever les moignons de laine qui pendent à ses mains. Vous lisez en lui le malaise et ne pouvez vous empêcher d’arborer un sourire en coin. Oui oui, ce sourire en coin mi dédaigneux, mi rigolard qui vous caractérise. Voilà, vous y êtes. La moufle c’est malheureusement ça. Les adeptes ont une tendance à créer ce genre de situation pour environ 25% d’entre eux. Parce qu’on ne peut pas être bien dans sa peau et porter des moufles ; après enquête, ça n’existe pas.

L’audace
Pour les autres porteurs de moufles – environ 5% – on a voulu tenter quelque chose. Pour être au dessus de la mode peut être ou plus hipster que le dernier des petit loup qui traîne ses bateaux rue Montorgueil. On veut faire sensation, on veut étonner ? Nous saluons l’initiative, mais c’est raté.

L’enfance
Ne blâmons pas pour autant l’ensemble des mouflés. Car force est de constater que la moufle est enfantine. Elle plaît aux enfants et aux parents, notamment car elles handicapent leurs jolis diables et leur évitent bien des conneries hivernales. Souvenez vous une fois de plus de ces moignons fourrés revêtus de cette matière acrylique que seule les 80′s savaient faire et pleurez en vous rappelant les fils qui passent dans les manches et ces accessoires qui vous empêchaient même de faire des boules de neiges. Ça doit représenter au moins 50% des inconditionnels de la moufle.

La Science
D’un point de vue anthropologique on leur trouve tout de même un atout, une utilité présomptueuse même, car les moufles sont les meilleurs vendeurs du pouce opposable. Un bon moyen de faire bisquer du même coup l’ensemble de la faune en les arborant fièrement…
Le port de la moufle comme accessoire de revendication du pouce opposable doit être dans les 1% de porteurs.

Les irréductibles
Pour tous les autres, soit 19% des porteurs de moufles, ils sont clairement canadiens, trappeurs ou bûcherons  ils sont seuls à pouvoir réellement apprécier la moufle à sa juste valeur et à ne pas être obligés de les enlever à chaque fois qu’ils souhaitent faire quelque chose. En effet, on peut facilement abattre un arbre la la hache avec des moufles, c’est sans aucuns doutes le seul truc que l’on peut faire avec ces trucs aux mains.

Le premier qui me parle de ces fameuses moufles-mitaines ira se pendre avec une cravate à fleurs, c’est bien compris ?!!
En terme de vocabulaire, l’argot évoluant, nous avons il y a peu découvert ce qu’était une biffle au JT de 20h. Apprenant par là même qu’elle n’avait rien de convivial… ! Concentrez-vous et imaginez maintenant ce que pourrait être une moufle…

Allez les petits loups, on abandonne ses rêves d’enfant, de wannabe-hip ou d’adulte aux pulsions sexuelles plus que douteuses et on se pare de gants ou de mitaines, tout simplement.

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Pourquoi le pantacourt met le feu… Au plancher ?

Admis depuis notre plus tendre enfance, disons l’école primaire, chez nos amies du genre d’à côté, le pantacourt pour homme créé des tensions.

Steve-pantacourt

Nous sommes loin du « pour ou contre le col Claudine ? » ou « Chaussure de ville ou basket ? ». Ici la déchirure n’est pas banale. Tranchée, elle fait mal, presque anale (pour faire écho à la petite enfance, les freudiens suivront !).

Mais d’abord, d’où nous vient cette mode ?
On ne va pas ressasser tout ce qu’on a déjà entendu sur le sujet. Oui, bien sûr, les Clash en portaient à la belle époque, ils faisaient des ourlets à leurs slims pour qu’on voit bien leurs maléoles. Les Beatles ont aussi dû en porter… Bon, voilà.
La vérité sur le truc c’est que ça vient de bien plus loin, genre XVIIIe siècle quoi, vachement loin. En terme de look, à l’époque les mecs avaient du maquillage et tout. Il se trouve que les aristos du moment portaient la culotte, le pantalon court : mi-mollet, avec des sortes de guêtres en dentelle à la suite ou des bas blancs, en général. Je vous détaille pas plus, vous êtes tous allé voir la comédie musicale 1789 les amants de la bastille ? Ça c’est la culotte, aristo donc.
Pendant ce temps là les vrais travailleurs eux, portaient le pantalon, long… Du coup l’habit court était bien bien marqué socialement. Ensuite, vers la fin du siècle, les contestataires se sont paré de pantalons pendant la révolution ; ce qui leur vaudra le surnom de « Sans-Culottes ». De fait ça accentue le truc.
Depuis lors, le pantacourt, c’est un peu comme la soutane, c’est pas super facile à porter sans convictions.

Eh ouep, pour une fois on est remonté un peu loin. Mais ca nous explique pourquoi l’absence de tissus entre le mollet et le pied cristallise autant de tensions à nos terrasses de café. C’est pas le tout mais on a deux siècles de livres d’histoire dans le nez, sans compter les films à la con, les comédies musicales… Ça agite notre cerveau reptilien. Bon.

Du coup, je fais l’impasse sur le style anglais, le rock, le dandy, preppy, tout ça. La mode est un éternel recommencement, ça passe donc un peu par toutes les époques et une fois passé, ça revient. Un peu comme un bouton de fièvre… Peu importe.

Revenons sur la vraie question du pantacourt qui est, vous l’aurez compris, une question de taille !
Eh ouais les gars, nous avons bien là un vrai problème de taille. Et cette fois ci – n’en déplaise à nos rassurantes compagnes – elle compte !

Petit précis de longueur pour les habits du bas :

  • Le caleçon. Sous vêtement, mec. On ne sort pas dans la rue attifé comme ça, à moins d’être une anglaise pre-pubère ou un exhib. On se couvre ou on oublie de suite !
  • Le short. A moins d’être en plein effort à « La Salle » ou sportif sponso, idem : au vestiaire.
  • Le bermuda. Pour les sorties dans les bois ou si vous êtes explorateur. À la limite dans des cas extrêmes on agrémentera de poches superflues au niveau des cuisses. Ou pour les cyclistes, l’accessoire de l’année c’est quand même le vélo, on peut donc passer un certain nombre de trucs sous couvert de « vêtements techniques » !
  • Le corsaire. Non, rien a voir avec les pirates (vous êtes saoulants parfois hein !). On est situé juste en dessous du genou là ! Aucun intérêt, même les nanas le boudent.
  • Le pantacourt, qui fait donc débat et qui s’affiche clairement mi-mollet.
  • Le feu de plancher, que l’on appellera aussi sept-huitième (point vocabulaire !) qui est acceptable. Eh oui, messieurs, nos guiboles sont découpées en huit, le saviez vous ?
  • Enfin le pantalon, classic et sans risque quoiqu’un peu près du peuple, limite révolutionnaire (y’en a qui suivent, merci !).
  • Et le panta-surlong, celui qu’on traine dans les caniveaux et sur lequel on marche inlassablement… Si vous y pensez c’est qu’il y a des restes d’adolescent en vous. On en reparlera. Perso moi, le fait même d’aller aussi loin dans ma liste me dépasse !

Vous l’aurez remarqué, tout va bien mieux après un petit cours de vocabulaire. Je vous sens plus détendus. Ceux qui aiment et qui en portent ont le petit sourire narquois de ceux qui savaient qu’ils ne se plantaient pas. Et ceux qui récusent le pantacourt depuis deux saisons se trouvent un peu cons.
En vérité, je pense que le pantacourt met tout le monde d’accord, on est ni au XVIIIe, ni aristo ni complètement débile donc on est contre ! Pour ce qui est du 7/8eme, là franchement c’est chacun son truc. Mais ATTENTION, si vous y allez, on ne remonte pas trop haut, jamais plus de 4 doigts au dessus de la maléole. Je ne parle pas de chaussettes ou je vais me mettre des claques tout seul.
Niveau pompes, visez des bateaux (ouais, ca fait mec qui fait de la voile mais faut savoir ce qu’on veut) ça passe aussi avec de la derby de base, ça peut aussi se porter avec des petites chaussures en toile genre Ben Simon/All Star ou alors on sort la grosse godasse montante en cuir qu’on laisse ouverte avec la languette qui se laisse péniblement tomber sur le devant de la chaussure, tel un pénis sur le retour.

Pour les petits loups qui pensent très fort « et le sarouel alors ? » au fond d’eux même, là aussi cherchez bien, il y a de l’ado en vous ! On se rassure, le sarouel reste hors catégorie, il repose définitivement sur d’autres valeurs car sa mesure se fait à l’entrejambe. Perso, chaque fois que j’en vois un ça me fait penser à ma grand mère qui disait souvent : « Plus la culotte est large, plus l’homme est fort ! ». Je n’ai toujours pas bien compris cette expression…

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Le dilemme des accessoires

Quand on est un homme, le problème se pose en vrai. Lorsque l’on est une femme aussi mais c’est une question de choix !

accessoires

Lorsqu’on est mâle, le vrai problème, c’est la rareté.
Oui, la rareté. Et ce n’est pas la mode-filée de la sacoche depuis 2005 qui nous fera dire le contraire.
Entendons nous bien, il existe de nombreux accessoires pour homme : bagues, bracelets, colliers (plus mâle quand ils sont chaînes !), les boucles d’oreilles, la montre (très viril la montre), bandeau dans les cheveux ou les lunettes (celles et ceux qui ont lu américain psycho et qui ont déjà vu un hipster ne me contrediront pas). Pour autant, exit les serre-tête, headbands, les barrettes…

JDoré barrette

… (je sais, Julien, je sais…), les petits-colliers-en-plastoc-a-10-balles-mais-trooooooooop-mimi et tout et tout ! Être un homme dans la mode, c’est apprivoiser le manque, ne pas hurler, en faire un atout, une force ! Et la force, nous, ça nous connaît !

Mais alors pourquoi parler de rareté ? Nous n’avons pas les barrettes mais ce n’est pas la fin du monde tout de même ! Ok, je me suis peut être un peu emballé, parlons plutôt d’enfermement, de manque de visibilité, de carcan ou ce que vous voulez. Mais sachez que beaucoup de mes confrères burnés n’ont absolument pas idée de ce que l’on peut trouver d’autre que ça :

Liste I : ce que l’on voit lorsqu’on y pense.

  • Le sac :

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La voilà, la fameuse sacoche sans âme. Le truc moche, mais « hyper pratique »… Ca permet de se donner une contenance lorsque l’on marche dans la rue.

  • Le bracelet… Vous êtes grands, je vous laisse regarder par vous même en suivant ce lien. Ah ! La gourmette ou toute autre déclinaison !

La belle affaire, mis à part faire plaisir à votre mère et à votre marraine, vous n’en tirerez aucun bénéfice. Ça peut toutefois être utile si vous êtes un quetard avéré et que vos compagnes sont aussi baroudeuses que vous… Petit mémo style au passage, rappelez-vous toujours que l’autre nom de la gourmette est le « bracelet identité » et que c’est aussi moche que cette expression ! Et rassurez-vous, vous êtes tellement mâle que personne n’oubliera votre prénom.

  • Le collier / la chaîne

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Point cohérence, il est souvent assorti au bracelet identité (Moooon Dieu que c’est moche comme expression !). Idem : la mère et la marraine, sans l’aspect utilitaire cette fois. A proscrire énergiquement.

  • La montre,

Ah, la montre ! Tout un programme.

Avouons-le, On a eu plutôt pas mal de bol sur Google pour le coup, habituellement une vraie montre de mec ça ressemble à ça :

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Visiblement les choses évoluent plus vite sur la montre que sur le reste. Pour ce qui est de la traditionnelle montre de pilote, à moins d’y foutre 10 000 balles, on range hein.

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Je reprend texto la description : « Cette bague combinant acier inox et fibre de carbone vous donnera un look industriel moderne très tendance »… ?! Je ne suis pas sûr que ça vaille le coup d’aller plus loin. Si ? Bon, allez !

Alors, mes petits chéris, le style industriel c’est non. On le réserve pour la maison et… putain, de « l’inox et de la fibre de carbone », Oh ?! On parle d’un bijoux là, pas d’un évier ou d’un disque de frein. Demandez à votre nana si elle aimerait qu’on lui offre une bague en inox (gardez la fibre de carbone pour vous sinon elle va finir aux urgences). Non, définitivement non ! On a assez à faire à parler matières avec les bagnoles, les motos, les vélos etc. sans se laisser aller à ce genre de sujets sur des bijoux.
Autre problème : en général, pour porter une bague, il faut être surfeur, rockeur ou marié. A la limite rappeur mais sur la côte ouest alors.

Vous voyez maintenant les images mentales perçues par tous les loulous lorsque l’on cite ces différents accessoires ? C’est réducteur hein !? Oui, peut-être mais c’est la triste vérité. Et quand on voit les publicités et les collections des Grandes Enseignes, difficile de dépasser ça.

Liste II : ce que l’on imagine.

Sorti de ces classiques, on tombe direct sur les accessoires clivants.

  • La croix catho : gothique ou pratiquant. C’est ostentatoire le mot.
  • La bague tête de mort : définitivement rockeur… ou gothique !
  • Le bracelet de force : rockeur, ou gothique, ou pratiquant sexuel notoire, on s’égare.
  • Le noeud papillon : ça se tente mais c’est foutrement difficile à porter, il faut prévoir le look complet.
  • Le bracelet brésilien : ça peut faire sensation mais attention, attention aux couleurs. Et il faudrait comme moi que ce soit votre meilleure amie (<3) qui vous l’ait noué de ses propres mains pendant les vacances d’été. Ça ajoute une dimension émotionnelle à laquelle personne ne peut résister, pas même votre mère ou votre marraine qui trouvent pourtant cela terriblement régressif. Ok, j’ai 12 ans.

En vrai, tous ces éléments peuvent se porter simplement, à condition d’avoir un fil rouge sur l’ensemble de la tenue ou d’avoir d’autres petits accessoires déconnant. Par exemple un bracelet brésilien et une bague tête de mort ou ce genre de trucs.

Pour en finir. 
Autant la première liste est chiante à mourir, autant dans la deuxième on s’éclate, on laisse place à notre imaginaire, on projette des trucs, on peut s’inventer un personnage et des histoires. Mais on risque de se faire étaler rapide, attention donc à bien jauger.

Pour être sûr d’aller vers des trucs sympas, plusieurs endroit peuvent vous aider à choisir :

Les sites anglais comme asos et topman sont de bonnes sources d’inspirations.
H&M : ils ont de bons trucs, il faut aller voir en magasin et faire le tri. Avantage : le prix !
Ensuite, pour les plus fortunés, on tape sur du plus lourd comme Hypebeast.
Et si l’envie vous prend, il faut aller plus loin et chercher le shop pour le truc que vous recherchez… Bouton de manchette, maroquinerie et sacs, un peu de tout mais surtout de très beaux foulards chez Meilleurami, etc.

Pour suivre la tendance, le goût du moment est à l’accessoire jetable et flashy. Le color block est un peu passé (ouf !) mais on apprécie qu’il revienne sur des petits trucs comme une montre en plastique à 30 euros, des lacets ou des semelles déconnantes, des bagues en toc pas trop prise de tête ou une écharpe déjantée.

A vous de jouer !

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