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Ça brille dans le noir et ça pique plus qu’un sapin. C’est, c’est… ?!

Je n’irai pas plus loin dans la référence à la période des fêtes, c’est terminé, tout le monde est remis psychiquement, physiquement, les débordements publics n’entachent plus votre street’cred. On est bons !

D’aussi loin que l’on se souvienne, les strass et les paillettes… Non, en fait on ne se souvient pas du tout d’où nous viennent ces aromates à fringues. Une réminiscence des 80s ? Un arrivage massif de sape depuis les bar à putes US ? Un délire de créateur chinois ? Non, pas la moindre idée.

Tempête de cerveau
On sait que Karl Lagerfeld cultive depuis quelques années une passion pour la défense de la visibilité sur les routes de campagne. Imaginons maintenant ensemble que cette passion ait commencé alors qu’il était jeune adulte…

Oh mon Dieu ! Alors ça viendrait de là ?!

Mais non, rassurez-vous, ce n’est pas lui. Personnellement je salue la « Campagne au Gilet Jaune », mais ça ne veut pas non plus dire qu’on va tout garder chez Karlito ; exemple hors champ :

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© DR Chanel La mariée Chanel by Karl Lagerfeld

Chez Gaultier on travaille la rayure et le Mâle, Marc Jacobs est hypercentré sur la fringue éponyme et le monogramme. Rien à voir avec notre sujet… Clairement on n’a jamais vu de tailleur à paillette sur une femme – même Boy George n’est pas allé jusque là. Pas de tailleur, ce n’est définitivement pas Saint-Laurent.

Aucune Grande Maison du domaine ne pourrait être tenue pour responsable de tant de reflets. Elles l’exploitent tout de même mais ça passe, le plus souvent, un peu comme la Rolex… Évitons de trop y penser !

Stupeurs et ornements ?
La stupeur, c’est l’état dans lequel on se trouve lorsque subitement dans la rue, un congénère se pointe devant nous vêtu de la sorte, pailleté entre mille. Cette sensation, nous la devons un joaillier strasbourgeois, Georges Frédéric Strass qui l’a mit à la mode en l’an de grâce 1746. En Alsacien, on lui dirait folonthier : Ayo ! Mherci-hein Freidrich ! C’est chantant, n’est-ce pas ?

Passons sur le patois, vous remarquez comme la mode était alléchante à l’approche de la Révolution ? On en parlait plus tôt avec les Sans Culottes, souvenez vous.
Pour ce qui est des paillettes même Internet est muet, comme récusant implicitement leur existence. On y apprend tout au plus qu’elles sont utilisées dans la mode ; la boucle est bouclée.

Devant l’absence d’information, je suis dans l’obligation d’élargir le spectre, bien malgré moi parce que vous allez voir, ce qui suit est tout à fait délicieux.

Champ des possibles
Ornements, brillance, un soupçon de bling²… Ce ne sont pas des diamants mais… mais ?

Des clous ! Eh oui, clous, agrafes, sequins et autres attaches parisiennes, les Grandes Enseignes ne se lassent plus de les semer sur leurs fringues.
Que faire dans ce contexte, alors que nos belles peuvent se la donner fièrement des pieds aux tops ?

Orientation
Si vous aimez quelque peu briller en société, parez vous de vos plus beaux atours. Jouez les accessoires mais stoppez moi rapidos cet engouement pour les brillances. Sauf, une fois de plus, si vous êtes rockeur des 90’s ou gothique, ça fait toujours son effet et j’ai lu je ne sais plus trop où qu’on mesurait le charisme d’un rockeur des ruelles au nombre de clous qu’il portait sur son cuir… !

A quoi ca sert ?
La question reste entière. Cela peut être mignon et faire princesse chez nos amantes mais de notre côté du plumard, on arrête de rêver s’il vous plaît. D’autant que le problème est bien réel, certains de nos bros’ se prennent pour des boules à facettes.

Très cher, voilà ce qui t’attend.

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On aime particulièrement le « TM » oublié par le DA symbolisé par 3 punaises… Superbe !

Ce doit être avant tout pour être vu ou alors c’est une forme de pathologie hyper rare dans laquelle le sujet se prend pour un objet… ? D’autant plus rare et classe qu’elle touche les objets des 70’s et que l’on s’attache à briller ?

Malgré quelques étincelles, je ne vois toujours pas.

Rehab
S’il est trop tard, rien de simple pour s’en défaire. Votre imaginaire s’y est fait. Ici c’est un peu comme si votre cerveau embrumé par les vapeurs d’alcool de la veille essayait de croire de nouveau au Père Noël (oops !). Impossible ? Oui.

La solution réside dans le Gilet Jaune. Pas de fixation ici mais, plutôt que de le laisser attaché au siège passager, allez-y, passez-le. Sortez de chez vous ainsi fluorescents. (Pas tous en même temps, MERCI !) Et point d’excuse foireuse ou de contenance en enfourchant votre deux roues, parait qu’on va peut-être y échapper !
Ce sera moche, vous vous sentirez mal à l’aise, d’aucuns se foutront de votre gueule, vous vous détesterez, mais ça aura au moins l’avantage de vous vacciner contre les paillettes et tout ce qui brille inutilement. Un peu comme les NTB vous étouffent avant de vous faire passer le goût de la clope.

Circulez !

Bonus : Boy George en gilet orange ?
Voilà :

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